jeudi 29 octobre 2009
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« Reste près de moi », dit le mauvais amour. « Va, dit le bon amour, va, va, va : c’est par fidélité à la source que le ruisseau s’en éloigne et passe en rivière, en fleuve, en océan, en sel, en bleu, en chant. »
Christian BOBIN, Autoportrait au radiateur.
Commentaires
"C'est même chose que d'aimer ou d'écrire.
C'est toujours se soumettre à la claire nudité d'un silence.
C'est toujours s'effacer."
C'est fou le nombre de personnes lisant Bobin actuellement, c'est le troisième dans la journée.
Oui c'est fou et en même temps encore si peu !
Continuer à naître à soi-même en s'imprégnant du dernier opus paru : "Les ruines du ciel".
Il paraît qu'il vient de sortir un nouveau livre.
"Les ruines du ciel"
"Va, dit le bon amour, va, va, va :"...
Ce qu'il faut d'amour en soi pour formuler une telle incitation.Vertigineux d'intensité. Surhumain peut-être.
christina bobin
christian bobin sera invité à "la grande librairie" sur la 5
ce dimanche
bonne journée
je suis heureuse....
de vous relire, Franck.
j'avais découvert, en ouvrant mon blog et lorsque je surfais de temps en temps sur le net, le texte "la maladie des mots" qui m'avait beaucoup touché. J'ai lu certaines de vos pages, je cliquais régulièrement pour voir si le blog était toujours "en vie", mais silence, silence...il y a des creux dans la vie, des creux dans l'inspiration, et je sais de quoi je parle...
Et là aujourd'hui, je clique, au hasard d'un errance, et je lis le petit billet sur Bobin, c'est drôle, car - cela va t-il vous faire plaisir?- il me semblait dans certains textes trouver un ton, une écriture de la même veine que Bobin (bien sûr il est unique et tout auteur est unique), en tout cas que votre écriture avait la saveur et l'authenticité de ce que j'aime chez Bobin. Et puis, je suis allée voir le début de votre blog, dans vos archives, j'aime bien voir comment un blog a débuté. Et puis je suis tombée sur la "lettre à Bobin" et j'ai souri, et j'ai aimé.
Je pense que beaucoup de lecteurs de Bobin ont eu cette impression de révélation à sa lecture, ce sentiment de gratitude, cette sensation de plein bonheur, de jouissance à le lire.
je comprends mieux alors ce que je ressentais à la lecture de vos textes. Votre écriture me semble plus sombre en revanche, très sombre même, une sorte de chute sans fin, de quête infinie inachevée, épuisante...je vous souhaite d'avancer dans ce chemin de vie et d'écriture (n'est-ce pas la même chose?) avec le plus de douceur et de vérité possible, et de bonheur, si vous arrivez à le cueillir, au passage.
Amitiés,
Sourale.
PS : mon blog n'est pas un blog d'écriture, ce n'est pas le moment pour moi (un jour peut-être?), mais c'est un blog de vie, qui raconte une parenthèse douloureuse, et essaye par l'écrit, par quelques mots sortis vivants et hauts et forts, de me sortir de mauvais pas, de trouver un sens, d'accepter, de grandir.
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