Avant la parole, il y a la danse. Au bout de l’écriture, il y a la danse. De la danse, à la danse. Entre les deux, la chute dans le verbe. Écrire, c’est épuiser l’immobilité. Lentement. Après l’épuisement, le corps peut se mettre en mouvement. La langue du corps tente un au-delà des mots, ceux-ci ont toujours raté leur cible. Au bout du silence, il y a la danse. La vie renait d’un mouvement inapproprié, mais vital, qui poursuit une parole mourante qui s’efforce dans le silence. La danse parle lorsqu’il n’y a plus de mot. Elle est la dérision de la langue. Sa survie. Sa trace. Sa trace intraduisible.
Avant l’amour, il y a la danse. Après l’amour, il y a l’écriture, avec son écroulement. L’immobilité de la langue, le rêve, son mouvement impossible. Après l’écriture…

Franck.