Le temps, les silences, les solitudes.
Le temps, les silences, les solitudes.
« Reste près de moi », dit le mauvais amour. « Va, dit le bon amour, va, va, va : c’est par fidélité à la source que le ruisseau s’en éloigne et passe en rivière, en fleuve, en océan, en sel, en bleu, en chant. »
Christian BOBIN, Autoportrait au radiateur.
La parole qui se déploie est à rebours.
Et ce retour répare l'avenir, desserre l'étreinte du temps.
Franck.
La vérité nous blesse. Et c’est là son mérite.
Ce qui me console c’est de n’être indemne de rien.
Franck
Dans le texte qui précède j’avais inséré des photos. Je les ai enlevé.
Il faut savoir ce que l’on fait : si on écrit, ou si on fait de la décoration.
Soit le texte tient tout seul, soit il ne tient pas, et s’il ne tient pas… que j’aille au diable !
Franck.
(Donc en lieu et place du texte prévu il n’y aura RIEN.
RIEN Franck.
C’est un sujet assez polémique pour que tout le monde puisse s’exprimer. Je l’ai traité de façon assez minimaliste. J’ai apuré mon style. Par contre l’idée principale y est.)
La parole du matin
Se reconnaît à ce qu’elle n’a pas d’ombre,
Elle s’avance, nue,
Dans l’éclat éblouissant de la lumière,
C’est une parole qui brûle la langue
Et consume l’âme.
Ecrire ne dévoile pas le secret. Ecrire le révèle, le désigne.
Parfois il l’efface.
Franck.
Nul lieu ne nous attend.
Nul temps ne nous espère.
Nous sommes issus d'une fièvre ou d'une folie, nous sommes une trace qui s'épuise dans l'infini des cieux, une ivresse à la dérive, une note qui s'obstine, un rêve qui s'effiloche, un simple souvenir dans la mémoire des dieux.
Écrire ne dévoile pas le secret. Écrire le désigne.
Parfois, il l’efface.
Franck.